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	<title>Mon intime conviction &#8211; Blog  &#8211; Maître Abdelatif Laamrani</title>
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	<description>Maître Abdelatif Laamrani</description>
	<lastBuildDate>Sat, 22 Aug 2020 12:12:11 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Hymne à la vie !</title>
		<link>https://www.laamrani.com/hymne-a-la-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelatif Laamrani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2020 12:11:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon intime conviction]]></category>
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					<description><![CDATA[La vie est courte, précieuse, fragile et imprévisible. Toute vie a un terme, tel est le constat amer mais inexorable et irrécusable. La mort est inévitable, égalitaire et irréversible. C’est l’horizon de la consomption du temps humain. Elle est inscrite dans le fait même de vivre, c’est le germe de la destruction dans chaque instant...]]></description>
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<p>La vie est courte, précieuse, fragile et imprévisible. Toute vie a un terme, tel est le constat amer mais inexorable et irrécusable. La mort est inévitable, égalitaire et irréversible. C’est l’horizon de la consomption du temps humain. Elle est inscrite dans le fait même de vivre, c’est le germe de la destruction dans chaque instant vécu. Y-a-t-il syllogisme plus sentencieux que celui qui proclame que tout homme est mortel, on est tous des hommes, on est donc mortels. Le temps qui nous portait s’arrête sur un dernier instant, se dérobe sous nos pas et nous tombons. Nous sommes poussière et nous deviendrons poussière. C’est un instant qui se fige aussitôt en éternité. La mort ramène l’homme à sa véritable valeur : son œuvre en ce bas monde.</p>
<p>En Islam, une tradition prophétique rappelle de manière limpide et tranchante cette vérité : « <em>Quand le fils d’Adam meurt, son œuvre s’arrête sauf dans trois choses :</em> <em>une aumône continue, une science dont les gens tirent profit, un enfant pieux qui l’invoque et prie pour lui.</em> »</p>
<p>La mort est la grande niveleuse, sa loi est la même pour tous. Par-delà les différences superficielles, elle met à nu l’égalité fondamentale des hommes. Il est peut-être vrai, que les hommes « naissent et demeurent libres et égaux en droits » selon l’article 1<sup>er</sup> de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. Mais ce qui est indubitable c’est qu’ils meurent véritablement égaux en tout.</p>
<p><em>Carpe diem</em>, la formule d’Horace la plus connue, n’est pas une simple invitation à la jouissance, encore moins une fioriture occasionnelle. C’est la réponse centrale au défi du temps. Il s’agit de vivre l’instant présent comme s’il durera éternellement, en en tirant le meilleur. Qu’une vie humaine soit plus longue qu’une autre est de peu d’incidence au regard de leur commune caducité. Autrement dit, toutes les vies se valent temporellement, ce qu’on en fait qui est différent.</p>
<p>En arabe, on dit souvent, on est le « fils de l’instant », cette formule, suppose chez l’être humain qu’il soit conscient de l’instantanéité, de l’immédiateté de la Présence en lui du moment présent, aussi volatile soit-il. Nous savons depuis l’avènement de la « relativité générale » d’Einstein que ni le temps ni l’espace n’ont de réalité absolue, voire que « la notion de temps n’a pas de sens ». Ibn ‘Arabî écrit déjà au XIIIe siècle que le temps est pur néant, qu’il n’a aucune essence existentielle. Pour lui, temps et espace peuvent être « pénétrés, franchis, pliés et repliés ». Certains soufis auraient même, ainsi reçu le don surnaturel de « plier la terre », soit de parcourir en une fraction de seconde de grandes distances. Les physiciens contemporains cherchent à matérialiser cette temporalité même, en utilisant les « trous de ver »…</p>
<p>Nous vivons ainsi dans l’illusion d’un continuum temporel, alors que Dieu, le Créateur fait mourir Sa création à chaque instant (du moins au sommeil), et la ressuscite à chaque instant. Ses théophanies sont innombrables et, comme le précise Ibn ‘Arabî, ne se répètent jamais ! Vous n’êtes pas le même que celui qui lisait il y a une minute. Entre-temps, des milliards de vos cellules sont mortes tandis que d’autres sont nées, et cela s’est fait à votre insu… À chaque instant, Dieu est à l’œuvre. Cette illusion qui nous habite pare aussi les choses et les êtres d’une existence indépendante. Elle a pris pied en nous depuis la petite enfance, par notre accoutumance progressive à une vision subjective mais irréelle, du monde.</p>
<p>Or, à un certain instant seule la vérité du moment importe, il faut accepter sa situation, ne regarder le passé que comme une source de leçons et aller résolument vers l’avenir sans regrets ni craintes. Être dans l’instant présent, c’est ne rien vouloir anticiper, c’est focaliser mentalement et physiquement toute son intention sur ici et maintenant, car le passé est révolu et l’avenir n’est pas encore là.</p>
<p>Tout cela signifie, qu’il faudrait vivre sa vie goulument, non pas sans but précis ni altruisme, mais comme un passage de don de soi, une sorte de mission pleine de sens au service de soi-même et des autres. Peu importe sa position. On peut le faire en changeant son rapport au temps, sans le contrôler, car le faire, ne serait que source de stress et d’angoisse, il faut plutôt ralentir son rythme de vie, ne pas répondre à toutes les sollicitations et profiter de ce qui est essentiel.</p>
<p>Chercher son indépendance, aller à la quête de sa valeur intrinsèque, sa qu’indécence, c’est vivre en paix avec soi-même. Bien sûr, suivre les informations continues sur les crises, les statistiques macabres des pandémies et des misères humaines produisent un lourd préjudice émotionnel créent une peur programmée et injustifiée. Mais le défi est de s’en départir. Car des morts il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Les vivants veulent respirer la vie, car comme le dit Maurice Maeterlinck dans « Avant le grand silence » (1934) : « Que serait la vie s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas la mort ? Qui oserait la vivre ? Car seule la peur, d&rsquo;ailleurs absurde, de la mort, nous aide à prolonger la vie jusqu&rsquo;aux déserts de la vieillesse. » </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une brève histoire de l’argent</title>
		<link>https://www.laamrani.com/une-breve-histoire-de-largent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelatif Laamrani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2020 12:09:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon intime conviction]]></category>
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					<description><![CDATA[L’engouement des hommes pour l’argent est naturel. Il procède d’une sorte de confusion entre l’essentiel et le superflu. L’essentiel étant la quintessence de la vie, à savoir, la valeur véritable de chaque instant, sa qualité que l’on pourrait qualifier de spirituelle. Le superflu est une sorte de sublimation imaginaire d’une idée de l’abondance qui procurerait...]]></description>
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<p>L’engouement des hommes pour l’argent est naturel. Il procède d’une sorte de confusion entre l’essentiel et le superflu. L’essentiel étant la quintessence de la vie, à savoir, la valeur véritable de chaque instant, sa qualité que l’on pourrait qualifier de spirituelle. Le superflu est une sorte de sublimation imaginaire d’une idée de l’abondance qui procurerait le sésame sur terre : le bonheur ! Qui est toujours lié à une accumulation matérielle et quantitative.</p>
<p>Mais qu’est-ce que l’argent ? Le mot « argent » lui-même est ambigu.  En français, il comporte au moins deux sens.  Le premier renvoie à un métal connu depuis la plus haute antiquité, affecté du numéro atomique 47 dans la classification de Mendeleïev, dont la température de fusion est de 962 degrés Celsius (celle à laquelle il se liquéﬁe).  Le second se réfère à l’ensemble des moyens utilisés pour effectuer des achats, ou pour solder une dette, même si pour cela, et pendant des siècles, l’or s’est plutôt imposé. Du troc, à l’unité de compte, de l’étalon or à la monnaie fiduciaire. L’argent a vu le jour.</p>
<p>La science économique, quant à elle, ne parle guère d’argent. Son terme consacré est « monnaie ». Ce qui complique tout, car l’usage quotidien du même vocable signiﬁe plutôt la capacité à faire l’appoint. La langue anglaise, plus soucieuse de correspondance entre un mot et un acte, désigne l’argent métal par <em>silver</em>, la devise qui a cours actuellement par <em>currency</em>, les liquidités par <em>money</em>, les pièces par <em>coins</em>, l’appoint par change. </p>
<p>Pour en rendre compte, les économistes parlent de « <em>neutralité de la monnaie</em> ». Cette dernière ne serait qu’un voile.  S’inscrivent dans cette perspective, d’illustres noms tels David Ricardo, Thomas Robert Malthus ou Jean-Baptiste Say. À leurs yeux, le monétaire vient en surimpression du monde réel mais ne l’inﬂuence pas. Depuis plus de cent cinquante ans, conscients de cette dichotomie, certains, comme Léon Walras, Irving Fisher ou Friedrich von Hayek, se sont efforcés de rapatrier le monétaire dans une structure construite sur son exclusion. Ils ont multiplié les tentatives pour « intégrer» la monnaie dans le schéma conceptuel classique. Sans rencontrer toujours le succès attendu. Il en découle trois conséquences majeures.</p>
<p>D’abord, comme le dira d’ailleurs Adam Smith, considéré, à juste titre, comme le fondateur du libéralisme, l’argent<em> n’est qu’un instrument</em>, une « grande roue  de  la circulation » selon sa propre expression. Il est donc secondaire. Il ne structure pas un monde théorique établi sur son absence. En définitive, concrètement, cela signiﬁe que la production est à l’origine de tout, que l’argent n’en est pour ainsi dire que l’obligé.</p>
<p>Cela étant, l’argent, il faut l’attirer à soi : dans le langage  de  tous  les  jours,  ne  parle-t-on  pas  de  « gagner  de  l’argent »,  comme  s’il  s’agissait  de décrocher une timbale sur l’origine de laquelle, par ailleurs,  personne  n’imagine  exercer  de  véritable emprise ?  Les Anglo-Saxons utilisent l’expression « <em>to make money</em> », mais cela ne signiﬁe pas qu’il est possible de « faire de l’argent » au sens d’une fabrication. Cela indique seulement que rien ne vient tout seul. Il faut attirer l’abondance. Il faut la mériter. Mais comment faire pour s’attirer les faveurs de l’argent ?</p>
<p>Aujourd’hui, nos sociétés disposent d’une arme économique absolue : la création monétaire <em>ad libitum</em>. Il est possible de lancer dans la circulation autant d’argent que nous le voulons. Un seul acte suffit : l’inscription électronique en compte.</p>
<p>Une question immédiate surgit : s’il est possible de créer autant de monnaie que nous le désirons, pourquoi ne le faisons-nous pas ?</p>
<p>Deux dimensions apparaissent dans cette question clé. L’une renvoie aux pratiques bancaires à l’intérieur d’un espace souverain ; l’autre, à l’évolution des relations extérieures entre les sociétés dans leur ensemble.</p>
<p>La réponse est simple : puisque nous disposons de l’arme monétaire absolue, rien n’empêche une banque quelconque de l’employer, n’importe quelle institution bancaire pourrait s’engager pour des montants considérables et créer ainsi de la monnaie en quantité inﬁnie. En pure logique, il est possible à un établissement bancaire d’inscrire une somme astronomique au crédit de votre compte, puisque l’argent contemporain se résume à cette ligne électronique. Si tel était le cas, cela signiﬁerait que vous disposeriez soudain d’une somme considérable, avec laquelle vous pourriez acheter tout ce qui serait de nature à satisfaire votre désir. D’un point de vue individuel, cette situation correspond souvent à un rêve, inaccessible. Mais imaginez que chacun d’entre nous réalise ce fol espoir. D’emblée, nous nous porterions acheteurs de tout ce qui nous plairait. Or, par hypothèse, tous les êtres humains vivant sur terre jouiraient de cette capacité incroyable. Ils seraient donc tous acquéreurs de biens, nourritures ou châteaux. Toute la question est alors de savoir si ces marchandises existent. Il n’en est rien. C’est une chimère.</p>
<p>Dans toutes les sociétés, qu’elles  soient  archaïques, antiques, médiévales ou plus proches de l’organisation capitaliste que nous connaissons aujourd’hui, il existe  une manière de déﬁnir ou d’envisager la richesse à capter. Aujourd’hui, celle-ci est spontanément assimilée au patrimoine. Est riche celui qui détient des valeurs,  actions,  meubles  en  tous  genres,  bijoux, œuvres d’art, bâtiments, châteaux et autres immeubles d’habitation. Que les tableaux de maîtres croupissent dans des coffres ou que les palais soient dissimulés derrière  des  murs  infranchissables, le seul critère semble être aujourd’hui la possession.</p>
<p>La réponse, dans son principe, est simple :  cela consiste à pratiquer l’échange de quelque chose issu d’un travail (un produit physique ou une prestation de service) contre de l’argent. Le fait n’est pas si nouveau puisque Aristote opposait déjà l’économique où l’activité consiste à céder des biens pour obtenir l’argent qui permet de se procurer d’autres biens, à la chrématistique, déﬁnie par l’achat de marchandises avec de l’argent pour les revendre et ainsi recevoir plus d’argent à la sortie. Karl Marx reprendra cette distinction dans son œuvre majeure, Le Capital, et désignera la logique d’une société traditionnelle par la formule M-A-M  (marchandise-argent-marchandise),  à l’inverse  de  la  logique  capitaliste, résumée par la séquence A-M-A (argent-marchandise-argent supplémentaire).</p>
<p>Telle n’est  pourtant  pas  la  conception  la  plus répandue  à  travers  l’histoire.  Le premier signe  de la  richesse  est  d’abord  la  grandeur.  L’honneur, le respect, la renommée, la gloire y contribuent autant sinon plus que le cheptel ou le trésor monétaire. Est grand celui qui étale les attributs de son état. Imagine-t-on Gargantua en costume d’Harpagon ?</p>
<p>Comment atteindre cette abondance tant espérée alors ? Sur le plan collectif, ce dessein n’est possible qu’à travers l’émulation de l’intelligence collective de la nation et la puissance de la foi en un lendemain commun radieux. Sur le plan individuel, à travers la valeur intrinsèque légitime et le don. Plus on donne plus on reçoit. Il n’y a pas d’autre secret. Et au-delà de tout, il faut avoir le mérite de ce qu’on reçoit. Un homme très riche avait déclaré un jour que : « Si vous preniez tout l&rsquo;argent du monde et le partagiez également entre tout le monde, il serait bientôt de retour dans les mêmes poches qu&rsquo;avant ».</p>
<p>A la différence de l’argent conventionnel, pourrait-on concevoir une « monnaie cosmique » donnant accès à la richesse matérielle et menant à l’abondance spirituelle ?  En Islam, il est question de l’anéantissement de l’intérêt de l’usure et de la multiplication des aumônes (le don). La « monnaie cosmique » désigne un processus matériel concret grâce auquel nous pouvons transcender notre modeste monde, en élevant notre performance cognitive vers des dimensions supérieures, ce qui pourrait finalement nous mener à l’excellence humaine.</p>
<p>Pour distinguer le pouvoir matériel d’une accumulation matérielle du don qui est la véritable richesse, Paulo Coelho a écrit qu’« à tout être humain ont été concédées deux qualités : le pouvoir et le don. Le pouvoir conduit l’homme à la rencontre de son destin, le don l’oblige à partager avec les autres ce qu’il a de meilleur en lui ».</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Éloge de l’autorité</title>
		<link>https://www.laamrani.com/eloge-de-lautorite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelatif Laamrani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2020 12:06:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon intime conviction]]></category>
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					<description><![CDATA[L’idée d’autorité comprend au moins deux dimensions. D’abord, elle implique une sorte de soumission volontaire répondant à la légitimité d’un ascendant naturel, un charisme qui en impose. De la provient la distinction qu’elle a avec le pouvoir, celui-ci est plus une injonction qu’une inclinaison naturelle à faire adhérer les autres à sa doctrine. L’exemple le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://auctorpatrum.hypotheses.org/comptes-rendus/10"/></figure>



<p>L’idée d’autorité comprend au moins deux dimensions. D’abord, elle implique une sorte de soumission volontaire répondant à la légitimité d’un ascendant naturel, un charisme <em>qui en impose.</em> De la provient la distinction qu’elle a avec le pouvoir, celui-ci est plus une injonction qu’une inclinaison naturelle à faire adhérer les autres à sa doctrine. L’exemple le plus patent est celui de l’autorité de l’avocat et du juge. Le premier n’a que l’autorité qu’on veuille bien lui reconnaître. Celle de son vécu, de son expertise, de sa personnalité et de sa compétence, ce qui crée sa légitimité. Ces éléments font sa grandeur ou sa petitesse. L’avocat n’a de sacerdoce qu’en proportion de sa contribution. Le juge est « magistrat » par sa nomination par l’Etat, son « magistère », il l’obtient de cet acte et non pas d’une autorité ou d’une compétence personnelle. Un juge incompétent n’en perdrait pas son titre, ni son impérium de magistrat, pour autant. Un avocat incompétent dépérit et se meurt.</p>
<p>C’est la distinction principale entre autorité et pouvoir. L’autorité vous l’avez. Le pouvoir on vous le donne. L’autorité est généralement considérée par la sociologie juridique, comme un pouvoir légitime : un pouvoir qui n’a donc besoin que d’un minimum de coercition pour se faire respecter et obéir « On parle de l’autorité d’une personne, d’une institution, d’un message », écrivent Boudon et Bourricaud,  « pour signifier qu’on leur fait confiance, qu’on  accueille leur avis, leur suggestion ou leur injonction, avec respect, faveur,  ou du moins sans hostilité ni résistance, et qu’on est disposé à y déférer ». L’autorité ne peut donc être considérée purement et simplement comme un attribut du pouvoir, car il s’agit d’un concept relationnel. Il ne peut être question d’autorité que dans le cadre d’une relation entre les détenteurs d’un pouvoir et ceux qui lui sont soumis. Il y a autorité quand un pouvoir bénéficie d’un capital de confiance et quand les individus sur qui le pouvoir s’exerce lui conservent leur confiance. Ce pouvoir est alors perçu comme légitime et il acquiert l’autorité de ce qui échappe à la contestation.</p>
<p>En effet, même sur le plan religieux, l’Islam, en matière de pouvoir, confère au chef, d’abord à Mohammed le prophète, et après sa mort, au<em> khalif,</em> un pouvoir hégémonique. Il est le détenteur du pouvoir suprême et sacré. Il cumule dans ses mains les pouvoirs exécutif, administratif, judiciaire et religieux. Mais il n’exerce pas le pouvoir législatif (censé être une autorité), car Dieu seul est législateur. Comme il est conféré un pouvoir divin au représentant d’Allah et du prophète sur terre, on serait tenté de penser que le gouvernant, ne devant rendre des comptes qu’à Dieu et au prophète, dispose d’un pouvoir illimité. Il n’en est rien, car son pouvoir est largement pondéré. En effet, la loi donne la force légitime à l’Etat qui la décline par décrets, arrêtés et circulaires.</p>
<p>En matière d’autorité, il n’y a point de violence physique. L’autorité est cette forme de pouvoir qui s’exerce sans contrainte. Ensuite, le pouvoir qui en découle est indiscutable. L’autorité s’impose comme du non-négociable, c’est cette qualité qui entre en contradiction avec un éthos démocratique et égalitaire pour lequel tout se discute. D’habitude, l’inégalité écrase. Mais pas dans le cas de l’admiration : si vous admirez un philosophe, un musicien ou un dirigeant politique, vous êtes grandi par cet aﬀect. Condillac touche un point très juste lorsqu’il aﬃrme dans son Traité des animaux [1755] que l’homme doit son intelligence à sa capacité d’imitation. Nous avons besoin de modèles à imiter, aﬁn de faire jouer en nous une espèce d’habitude à prospérer à évoluer à devenir meilleur.</p>
<p>Une question se pose toutefois dans cette distinction entre liberté et pouvoir. Discipline et liberté sont-elles incompatibles : tout se passe comme s’il fallait, au cours d’une éducation, passer par cette première couche de discipline pour s’en aﬀranchir ensuite : le vrai problème est de déﬁnir les styles d’obéissance (conformisme, soumission, subordination, consentement, etc.) et d’étudier leurs limites.</p>
<p>La subordination, c’est quand on obéit en reconnaissant la légitimité du donneur d’ordres. La soumission, c’est une obéissance contrainte qui repose sur l’impossibilité de désobéir, à cause du coût trop grand à endurer. Mais l’énigme du dirigeant, c’est qu’il produit une obéissance produite par les assujettis eux-mêmes. La Boétie écrivait à propos de la tyrannie : « D’où a-t-il pris tant d’yeux sur vous, si vous ne les lui donnez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? ».</p>
<p>L’énigme et le scandale du rapport pouvoir/politique tiennent dans ce qu’on pourrait appeler la « <em>surobéissance</em> », et c’est elle qu’il faut en soi désamorcer. À l’inverse de cette passivité complaisante, Aristote, au livre III des Politiques, déﬁnit l’obéissance du citoyen comme un rapport actif de commandement : le sujet libre, même quand il obéit à un autre, le fait de son propre chef. Obéir politiquement, c’est se commander à soi-même d’obéir. Dès lors, la désobéissance (à l’autre) peut s’entendre depuis cette convocation de soi devant soi-même, cette responsabilité donc : confronté à un abus du pouvoir ou à un ordre inique, je décide de désobéir, car il m’est devenu impossible de me commander d’obéir à ceci ou cela. Il s’agit de rester en toutes circonstances l’auteur de ses actes.</p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;homme post-numérique</title>
		<link>https://www.laamrani.com/lhomme-post-numerique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelatif Laamrani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2020 11:55:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon intime conviction]]></category>
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<p><a href="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-10256" src="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" srcset="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC-300x213.jpg 300w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC-360x256.jpg 360w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC-262x186.jpg 262w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC.jpg 450w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Le 13 janvier 2000 est une date historique méconnue. Ce jour-là, Bill Gates déclara à ses employés par un courriel classé de « haute importance » qu’il avait l’intention de « changer la manière dont les gens travaillent, communiquent et se divertissent ». Simultanément, il mettait un terme à un quart de siècle de présidence de Microsoft pour mener à bien cette mission, et se contentait désormais du modeste titre de « directeur de l’architecture logiciels ».</p>
<p><br />Le maître de quatre ordinateurs sur cinq, le faiseur des « systèmes d’exploitation », et le promoteur des logiciels par lesquels s’écrivent chaque jour des milliards de textes décisifs, des millions de tableaux financiers savants, et des dizaines de milliers de transactions commerciales lucratives à l’échelle planétaire, décidait de descendre de son piédestal pour encore mieux répondre aux besoins supposés « des gens ». Il a inauguré une nouvelle phase de la révolution numérique. Commencée en 1971 par l&rsquo;invention du microprocesseur, la mise en réseau d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ordinateurs éloignés géographiquement, et surtout la préfiguration d&rsquo;Internet opérationnelle en 1983.</p>
<p> </p>
<p>Vouloir « changer la manière dont les gens travaillent, communiquent et se divertissent » est un projet qui est loin d’être anodin, c’est une ambition planétaire dont chacun peut mesurer aujourd’hui la force. Une ambition qui, dissimulée derrière le voile de la bonté souriante révèle en filigrane le visage grimaçant, de la tyrannie ordinaire que préfigurait la numérisation de la vie, de l’économie et de la société de milliards d’êtres humains.<br /><br />Cet état périlleux du monde actuel et son rapport au « numérique » sont paradoxalement peu pensés sous l’angle de leurs liens les plus profonds. C’est que la partition des cerveaux, comme celle des ordinateurs, fonctionne bien : elle permet à un projet despotique de se prolonger par d’autres moyens avec une dynamique exceptionnelle. De fait, jamais la colonisation des esprits, des croyances, des imaginaires et des vies n’a été aussi aisée, massive, performante et rentable, entre les mains d’un tout petit nombre : les oligarques.</p>
<p> </p>
<p>Face à cela, nous ne sommes même plus capables de séparer le bon grain de l’ivraie, ou de s’intéresser à la quintessence des choses. Le règne de la quantité, de la multitude. La culture n’est plus culture mais foisonnement anarchique d’informations. Nos cerveaux hébétés devant le monde merveilleux du digital n’ont plus la capacité créatrice de concentration.</p>
<p> </p>
<p>L’invasion des corps et des cerveaux par la codification numérique a produit un phénomène bien étrange : la privatisation de tout ce qui était public et la « publicisation » de tout ce qui était privé. A titre d’exemple, nos vies ne sont plus privées, elles sont tantôt épiées, tantôt contrôlées, par les gouvernements, par les tiers et par les médias. Alors que l’eau, les relations sociales et bientôt l’air sont de plus en plus privatisés.<br /><br />Avant l’ère électronique, ce qui caractérisait les marchés boursiers et créanciers traditionnels, c’était une certaine matérialité et aussi une certaine stabilité. La réciproque de cette matérialité, c’était que chacun &#8211; même quand l’anonymat était préservé – pouvait être identifié comme investisseur ou comme cible, comme<br />prêteur ou comme débiteur : il y avait des sujets du droit, même dans le secret le plus absolu. Il était possible de rechercher leur responsabilité juridique, s’ils avaient failli à leur mission ou à leurs obligations. Aujourd’hui, les règles ont changé : les titres ont été « dématérialisés », leur apparence physique en papier n’est plus, on a rapidement basculé vers une pure inscription en compte, désormais électronique.</p>
<p> </p>
<p>Une nouvelle étape a été franchie avec l’accroissement très rapide des transmissions, de la circulation des informations et des ordres, avec la possibilité ouverte par les TIC, car on ne doit plus dire NTIC, (les Technologies de l’Information et des Communications ne sont plus nouvelles) d’effectuer des transferts de fonds ou de titres dans des délais très réduit (en nanoseconde). La dématérialisation, dans son mouvement irrésistible, a balayé les règles qui rendaient le marché encore fréquentable pour petits débiteurs et créanciers. Le contrôle des changes n’est qu’une vue de l’esprit et celui de l’argent sale est devenue utopie.</p>
<p> </p>
<p>Les créances apparaissent de moins en moins « certaines » – au sens juridique –, et les dettes toujours moins légitimes. Il devient de plus en plus aisé de les répudier, surtout si l’on est riche et puissant. Les dettes et les créances prennent ainsi une valeur très relative, qui ne dépend plus d’un étalon, d’une convention reconnue, mais des circonstances dans lesquelles elles sont évaluées. Simultanément, les entreprises se vendent à des prix qui ne sont plus reliés à une performance économique réelle, historique, mais à une forme de rêverie sur ce que pourraient être leurs revenus et leurs profits futurs.</p>
<p> </p>
<p>Malgré toutes ces récriminations, je me dois, quand même de rappeler que la peur est mauvaise conseillère, y compris en matière de transition numérique. Mais il faut percevoir ses dangers et y faire face avec la science : la seule manière de nous protéger dans l’économie numérique, c’est d’y être puissants et innovants, de faire grandir depuis le territoire national des entreprises dominant leur filière à l’échelle globale, de projeter dans le monde une nouvelle puissance avec des industries avant-gardistes peu énergivores et plus productives. La seule manière de protéger nos données, c’est de les mettre nous-mêmes en culture de partage et de créer, dans notre pays, les grandes plateformes qui organiseront les services du futur. La solution est l&rsquo;économie de la connaissance qui se multiplie par le partage &#8230;</p>
<p> </p>
<p>Bagdad, du temps où elle vendait de la connaissance au monde s&rsquo;en sortait infiniment mieux que lorsqu&rsquo;elle a commencé à vendre du pétrole. La Corée du Sud exporte bien plus que toute la Fédération de Russie aujourd&rsquo;hui, alors qu&rsquo;elle n&rsquo;a aucune matière première à vendre. Tout l&rsquo;intérêt de l&rsquo;économie de la connaissance, est que le savoir potentiel est infini, tout ce qui est matériel est fini, mais le savoir potentiel est infini. On ne peut avoir de croissance infinie dans le monde matériel, qui est fini. Dans le monde immatériel, il faut appliquer le principe de Soudoplatoff qui l’a formulé chez IBM en 1984 en énonçant que : « quand on partage un bien matériel on le divise, quand on partage un bien immatériel, on le multiplie ». La valeur du texte que vous lisez n&rsquo;est pas dans le papier, mais dans ses mots et la compréhension que vous en aurez, qui produira d’autres connaissances en s’additionnant à d’autres savoirs.<a href="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-10256" src="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" srcset="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC-300x213.jpg 300w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC-360x256.jpg 360w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC-262x186.jpg 262w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/NTIC.jpg 450w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
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		<title>Le risque, antidote à la peur !</title>
		<link>https://www.laamrani.com/le-risque-antidote-a-la-peur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelatif Laamrani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2020 11:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon intime conviction]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis que Pasteur a découvert le vaccin contre la rage, la prévention des risques n&rsquo;a fait qu’évoluer jusqu&rsquo;à fonder la quête du « risque zéro ». Vaine illusion, tant le risque est consubstantiel à la vie humaine, car dès que le premier Homo erectus a fait le choix d&rsquo;adopter la station debout, il a pris un risque, celui de chanceler et de tomber, puis celui d&rsquo;être plus visible aux prédateurs qui le guettaient. Mais cette prise de risque comportait également de formidables opportunités : celle de pouvoir cueillir les fruits qui n&rsquo;étaient pas auparavant à sa portée, celle de le favoriser dans la chasse, et celle de se donner plus de chance de survie dans les duels avec les assaillants. Rien d&rsquo;étonnant donc que la préoccupation du risque accompagne toute activité humaine et ce, d&rsquo;autant plus que la société des hommes évolue et que la création et l&rsquo;innovation s’accroissent.<br />
Cette culture d’aversion du risque devient aujourd’hui ancrée dans nos sociétés où l&rsquo;espérance de vie ne cesse de croître (78 ans au lieu de 48 ans en 1960 au Maroc). Il n&rsquo;en reste pas moins que l’on peut difficilement catégoriser la réaction au risque sur un plan collectif. Chacun est confronté aux risques non maîtrisés et réagit individuellement en fonction de sa propre histoire, tout comme aux stimuli induits par son environnement social (ce que les assureurs appellent l’appétence au risque dans des contextes financiers déterminés).<br />
Toutefois, dans un monde globalisé, surmédiatisé, et dématérialisé, il devient de plus en plus difficile de positionner sa propre réalité à travers le prisme des médias, l’invasion des flux incessants d’informations, et les crises qui envahissent la réalité pour en modifier la perception donnant parfois aux événements lointains ou peu probables et parfois juste fantasmés plus de consistance que le quotidien vécu.<br />
Dans la société moderne de la peur, l&rsquo;inquiétude et l&rsquo;angoisse trouvent leur fondement dans la lumière aveuglante de faits surreprésentés et dans la réalité déformée qui va peser sur les choix et les comportements des personnes.<br />
Or, la peur est différente de l&rsquo;inquiétude, cette dernière peut être le carburant du lendemain, puisqu’elle est utile et peut être même positive, puisque c&rsquo;est elle qui fait passer l&rsquo;individu à l&rsquo;acte. L&rsquo;inquiétude accepte les réponses rationnelles, et il lui suffit de soulever des obstacles qui s&rsquo;opposent afin d&rsquo;être vaincue. Elle entre parfaitement dans une dynamique évolutive. Elle pousse par stimuli l&rsquo;individu à s&rsquo;extérioriser, tout comme la société à évoluer. Ne dit-on pas que « la civilisation croît en proportion de l’hostilité du milieu » ?<br />
Tandis que la peur est différente, elle appartient à l&#8217;empirisme perceptif pour inconscients et développe de puissants mécanismes physiques et cérébraux destinés à nous pousser à réagir soit dans l&rsquo;instant, soit de mobiliser des moyens pour modifier les éléments à l&rsquo;origine de notre perception des menaces. Elle possède une part d&rsquo;instinct, et se trouve ainsi difficile à combattre, car c’est une affaire de perception fortement individualisée.<br />
Les sociologues considèrent que nous vivons dans une peur ancrée dans une société qui appréhende mal les risques. Faut-il avoir peur de l&rsquo;avion ? La réponse rationnelle est forcément négative, ou plutôt presque négative, car le risque de crash d&rsquo;avion existe, même s&rsquo;il est très faible. Il en est ainsi pour la plupart des autres risques. Le problème de la peur réside dans sa perception. Si l’accident d&rsquo;avion fait la une des médias, cette peur augmente considérablement dans l&rsquo;esprit des gens. L&rsquo;émotion soulevée par le nombre annoncé de victimes, la surabondance d&rsquo;informations, la proximité lorsque les victimes sont de notre nationalité, la vision de l&rsquo;angoisse des familles endeuillées qui ont perdu des proches dans ces accidents se justifient tout autant que l&rsquo;angoisse qui peut en découler.<br />
L&rsquo;angoisse et la peur ne trouvent pas leur origine dans l&rsquo;objectivité d’un accident, d’un attentat terroriste ou d’un virus si l’on considère les données rationnelles de ces évènements. La subjectivité et l’émotion l&#8217;emportent très largement et suscitent l’émoi public plus que des morts pourtant répétées des victimes des accidents de la route. Selon les statistiques officielles, 3.384 est le nombre de personnes décédées dans les accidents de la circulation au Maroc en 2019. Pourquoi ? Parce que l&rsquo;accident de voiture et familier, bien plus que d&rsquo;autres sinistres.<br />
La prise d’un risque nom familier est plus propice à provoquer la peur. De surcroît, la peur est un facteur émotionnel fort transmissible, contagieux et dont l&rsquo;entretien est aisé. La puissance psychologique et social de la peur est telle que certains politiques peu scrupuleux et spécialistes de la manipulation de masses n&rsquo;hésitent pas à bâtir leur pouvoir sur la promotion de la peur.<br />
Nous savons aujourd&rsquo;hui comment fonctionne notre cerveau, nous savons surtout comment il est influencé par notre inconscient, que ce soit de point de vue de la mémorisation ou de la perception, notre cerveau souligne bien plus volontiers les signaux négatifs que les signaux positifs. Pourquoi ? Parce que notre inconscient nous joue des tours, aveuglé par notre instinct de survie, il tend continuellement à hypertrophier les risques qui nous entourent. Notre cerveau va mettre davantage en évidence la punition que la récompense parce que dans la nature la punition est risque de mort, tandis que la récompense et chance de repas…<br />
Une société qui refuse le risque, tourne le dos à la vie et porte en elle le germe de la peur et de la perdition, ce que souligne avec justesse Simone Veil dans « l’Enracinement » : « le risque est un besoin essentiel de l&rsquo;âme. L’absence de risque suscite une espèce d&rsquo;ennui qui paralyse, autrement que la peur, mais presque autant. Le risque est un danger qui provoque une réaction réfléchie, c&rsquo;est-à-dire, qu&rsquo;il ne dépasse pas les ressources de l&rsquo;âme au point de l&rsquo;écraser sous la peur. Dans certains cas, il enferme une part de jeu. Dans d&rsquo;autres cas, quand une obligation précise pousse l&rsquo;homme à y faire face et constitue le plus haut stimulant possible. La protection des âmes contre la peur et la terreur n&rsquo;implique pas la suppression du risque elle implique au contraire la présence permanente d&rsquo;une certaine quantité de risque dans tous les aspects de la vie sociale, car l&rsquo;absence de risque affaiblit le courage au point de laisser l&rsquo;âme, le cas échéant, sans la moindre protection intérieure. Contre la peur, il faut seulement que le risque se présente dans des conditions telles qu&rsquo;il ne se transforme pas en sentiment de fatalité. »</p>
<p><a href="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/restrcuturation.jpg"><img loading="lazy" src="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/restrcuturation-300x191.jpg" alt="" width="300" height="191" class="alignnone size-medium wp-image-10420" srcset="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/restrcuturation-300x191.jpg 300w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/restrcuturation-360x229.jpg 360w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/restrcuturation-262x167.jpg 262w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2015/09/restrcuturation.jpg 495w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
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		<title>Différentes rencontres avec de hautes personnalités</title>
		<link>https://www.laamrani.com/differentes-rencontres-avec-de-hautes-personnalites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelatif Laamrani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Dec 2017 14:08:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon intime conviction]]></category>
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					<description><![CDATA[With his Royal highness the Prince Moulay Rachid With the US General Counsel in Morocco Her Excellency Ms. Jennifer Rasamimanana С Его Превосходительством послом России в Марокко Руководство по ремонту Валери Воробьев With His Excellency Russian Ambassador in Morocco Mr Valéry Vorobiev Avec mon ptestigieux concitoyen Son Excellence le Premier Ministre du Québec l&#8217;honorable Mr...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="row "><div class="wpv-grid grid-1-1  wpv-first-level first unextended" style="padding-top:0px;padding-bottom:0px" id="wpv-column-607fb303f70b19a432fb37b204a8f782" ></p>
<p><a href="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-his-Royal-highness-the-Prince-Moulay-Rachid.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-10802" src="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-his-Royal-highness-the-Prince-Moulay-Rachid-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-his-Royal-highness-the-Prince-Moulay-Rachid-300x169.jpg 300w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-his-Royal-highness-the-Prince-Moulay-Rachid-768x432.jpg 768w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-his-Royal-highness-the-Prince-Moulay-Rachid-600x338.jpg 600w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-his-Royal-highness-the-Prince-Moulay-Rachid.jpg 960w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-his-Royal-highness-the-Prince-Moulay-Rachid-465x262.jpg 465w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-his-Royal-highness-the-Prince-Moulay-Rachid-217x122.jpg 217w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>With his Royal highness the Prince Moulay Rachid</p>
<p><a href="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-the-US-General-Counsel-in-Morocco-Her-Excellency-Ms.-Jennifer-Rasamimanana.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-10813" src="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-the-US-General-Counsel-in-Morocco-Her-Excellency-Ms.-Jennifer-Rasamimanana-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-the-US-General-Counsel-in-Morocco-Her-Excellency-Ms.-Jennifer-Rasamimanana-300x169.jpg 300w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-the-US-General-Counsel-in-Morocco-Her-Excellency-Ms.-Jennifer-Rasamimanana-768x432.jpg 768w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-the-US-General-Counsel-in-Morocco-Her-Excellency-Ms.-Jennifer-Rasamimanana-1024x576.jpg 1024w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-the-US-General-Counsel-in-Morocco-Her-Excellency-Ms.-Jennifer-Rasamimanana-600x338.jpg 600w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-the-US-General-Counsel-in-Morocco-Her-Excellency-Ms.-Jennifer-Rasamimanana-960x540.jpg 960w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-the-US-General-Counsel-in-Morocco-Her-Excellency-Ms.-Jennifer-Rasamimanana-465x262.jpg 465w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-the-US-General-Counsel-in-Morocco-Her-Excellency-Ms.-Jennifer-Rasamimanana-217x122.jpg 217w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-the-US-General-Counsel-in-Morocco-Her-Excellency-Ms.-Jennifer-Rasamimanana.jpg 1440w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>With the US General Counsel in Morocco Her Excellency Ms. Jennifer Rasamimanana</p>
<p><a href="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/С-Его-Превосходительством-послом-России-в-Марокко-Руководство-по-ремонту-Валери-ВоробьевWith-His-Excellency-Russian-Ambassador-in-Morocco-Mr-Valéry-Vorobiev.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-10804" src="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/С-Его-Превосходительством-послом-России-в-Марокко-Руководство-по-ремонту-Валери-ВоробьевWith-His-Excellency-Russian-Ambassador-in-Morocco-Mr-Valéry-Vorobiev-300x197.jpg" alt="" width="300" height="197" srcset="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/С-Его-Превосходительством-послом-России-в-Марокко-Руководство-по-ремонту-Валери-ВоробьевWith-His-Excellency-Russian-Ambassador-in-Morocco-Mr-Valéry-Vorobiev-300x197.jpg 300w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/С-Его-Превосходительством-послом-России-в-Марокко-Руководство-по-ремонту-Валери-ВоробьевWith-His-Excellency-Russian-Ambassador-in-Morocco-Mr-Valéry-Vorobiev-768x504.jpg 768w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/С-Его-Превосходительством-послом-России-в-Марокко-Руководство-по-ремонту-Валери-ВоробьевWith-His-Excellency-Russian-Ambassador-in-Morocco-Mr-Valéry-Vorobiev-1024x672.jpg 1024w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/С-Его-Превосходительством-послом-России-в-Марокко-Руководство-по-ремонту-Валери-ВоробьевWith-His-Excellency-Russian-Ambassador-in-Morocco-Mr-Valéry-Vorobiev-600x394.jpg 600w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/С-Его-Превосходительством-послом-России-в-Марокко-Руководство-по-ремонту-Валери-ВоробьевWith-His-Excellency-Russian-Ambassador-in-Morocco-Mr-Valéry-Vorobiev-960x630.jpg 960w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/С-Его-Превосходительством-послом-России-в-Марокко-Руководство-по-ремонту-Валери-ВоробьевWith-His-Excellency-Russian-Ambassador-in-Morocco-Mr-Valéry-Vorobiev-465x305.jpg 465w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/С-Его-Превосходительством-послом-России-в-Марокко-Руководство-по-ремонту-Валери-ВоробьевWith-His-Excellency-Russian-Ambassador-in-Morocco-Mr-Valéry-Vorobiev-217x142.jpg 217w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/С-Его-Превосходительством-послом-России-в-Марокко-Руководство-по-ремонту-Валери-ВоробьевWith-His-Excellency-Russian-Ambassador-in-Morocco-Mr-Valéry-Vorobiev.jpg 1440w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>С Его Превосходительством послом России в Марокко Руководство по ремонту Валери Воробьев</p>
<p>With His Excellency Russian Ambassador in Morocco Mr Valéry Vorobiev</p>
<p><a href="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-mon-ptestigieux-concitoyen-Son-Excellence-le-Premier-Ministre-du-Québec-lhonorable-Mr-Phillipe-Couillard.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-10805" src="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-mon-ptestigieux-concitoyen-Son-Excellence-le-Premier-Ministre-du-Québec-lhonorable-Mr-Phillipe-Couillard-165x300.jpg" alt="" width="165" height="300" srcset="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-mon-ptestigieux-concitoyen-Son-Excellence-le-Premier-Ministre-du-Québec-lhonorable-Mr-Phillipe-Couillard-165x300.jpg 165w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-mon-ptestigieux-concitoyen-Son-Excellence-le-Premier-Ministre-du-Québec-lhonorable-Mr-Phillipe-Couillard-465x845.jpg 465w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-mon-ptestigieux-concitoyen-Son-Excellence-le-Premier-Ministre-du-Québec-lhonorable-Mr-Phillipe-Couillard-300x545.jpg 300w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-mon-ptestigieux-concitoyen-Son-Excellence-le-Premier-Ministre-du-Québec-lhonorable-Mr-Phillipe-Couillard-217x395.jpg 217w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-mon-ptestigieux-concitoyen-Son-Excellence-le-Premier-Ministre-du-Québec-lhonorable-Mr-Phillipe-Couillard.jpg 528w" sizes="(max-width: 165px) 100vw, 165px" /></a></p>
<p>Avec mon ptestigieux concitoyen Son Excellence le Premier Ministre du Québec l&rsquo;honorable Mr Phillipe Couillard</p>
<p><a href="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-her-Excellency-Dr-Kheya-BHATTACHARYA-India-Ambassador-in-Morocco.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-10810" src="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-her-Excellency-Dr-Kheya-BHATTACHARYA-India-Ambassador-in-Morocco-169x300.jpg" alt="" width="169" height="300" srcset="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-her-Excellency-Dr-Kheya-BHATTACHARYA-India-Ambassador-in-Morocco-169x300.jpg 169w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-her-Excellency-Dr-Kheya-BHATTACHARYA-India-Ambassador-in-Morocco-465x827.jpg 465w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-her-Excellency-Dr-Kheya-BHATTACHARYA-India-Ambassador-in-Morocco-300x533.jpg 300w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-her-Excellency-Dr-Kheya-BHATTACHARYA-India-Ambassador-in-Morocco-217x386.jpg 217w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/With-her-Excellency-Dr-Kheya-BHATTACHARYA-India-Ambassador-in-Morocco.jpg 540w" sizes="(max-width: 169px) 100vw, 169px" /></a></p>
<p>With her Excellency Dr Kheya BHATTACHARYA, India Ambassador in Morocco</p>
<p><a href="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-Son-Excellence-Mr-Marc-Trenteseau-Ambassadeur-de-Belgique-et-du-Luxembourg-au-Maroc.jpg"><img loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-10807" src="http://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-Son-Excellence-Mr-Marc-Trenteseau-Ambassadeur-de-Belgique-et-du-Luxembourg-au-Maroc-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-Son-Excellence-Mr-Marc-Trenteseau-Ambassadeur-de-Belgique-et-du-Luxembourg-au-Maroc-300x225.jpg 300w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-Son-Excellence-Mr-Marc-Trenteseau-Ambassadeur-de-Belgique-et-du-Luxembourg-au-Maroc-768x576.jpg 768w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-Son-Excellence-Mr-Marc-Trenteseau-Ambassadeur-de-Belgique-et-du-Luxembourg-au-Maroc-600x450.jpg 600w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-Son-Excellence-Mr-Marc-Trenteseau-Ambassadeur-de-Belgique-et-du-Luxembourg-au-Maroc.jpg 960w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-Son-Excellence-Mr-Marc-Trenteseau-Ambassadeur-de-Belgique-et-du-Luxembourg-au-Maroc-465x349.jpg 465w, https://www.laamrani.com/wp-content/uploads/2017/12/Avec-Son-Excellence-Mr-Marc-Trenteseau-Ambassadeur-de-Belgique-et-du-Luxembourg-au-Maroc-217x163.jpg 217w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Avec Son Excellence Mr Marc Trenteseau, Ambassadeur de Belgique et du Luxembourg au Maroc</p>
<p></div></div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title></title>
		<link>https://www.laamrani.com/10797-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelatif Laamrani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Apr 2017 12:53:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon intime conviction]]></category>
		<category><![CDATA[Justice versus raison d'Etat]]></category>
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					<description><![CDATA[Justice versus raison d&#8217;Etat Les premières réflexions sur la raison d&#8217;Etat, mais sans que celle-ci ne soit nommée, sont habituellement attribuées à Nicolas Machiavel, qu&#8217;il a théorisé dans son livre  » le Prince ». La raison d&#8217;Etat est un principe d&#8217;action politique selon lequel l&#8217;intérêt ou la sauvegarde de l&#8217;Etat prime toutes les autres considérations, notamment...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Justice versus raison d&rsquo;Etat</p>
<p>Les premières réflexions sur la raison d&rsquo;Etat, mais sans que celle-ci ne soit nommée, sont habituellement attribuées à Nicolas Machiavel, qu&rsquo;il a théorisé dans son livre  » le Prince ». La raison d&rsquo;Etat est un principe d&rsquo;action politique selon lequel l&rsquo;intérêt ou la sauvegarde de l&rsquo;Etat prime toutes les autres considérations, notamment les normes de l&rsquo;organisation sociale, y compris celles de la morale et du droit. Ainsi, la raison d&rsquo;Etat est invoquée par les gouvernants pour justifier une action illégale ou inconstitutionnelle au nom de l&rsquo;intérêt public. Elle s&rsquo;oppose aux notions de droit et d&rsquo;Etat de droit.</p>
<p>Pourquoi donc ne pas abandonner du même coup ce que Mary Ann Glendon appelle « le discours sur les droits » ? La raison pour laquelle on ne peut le faire, ni en théorie, ni en pratique est que le langage des droits est devenu dans le monde moderne le seul truchement partagé et largement intelligible que nous ayons pour parler des visées ultimes de l&rsquo;humanité et en particulier de ses visées collectives qui sont le terreau nourricier de la politique.</p>
<p>Les philosophes politiques classiques comme Platon et Aristote n&rsquo;ont pas utilisé le langage des droits. Ils parlaient du bien et du bonheur des hommes et des vertus et des obligations requises pour les obtenir&#8230; L&rsquo;usage moderne du terme de « droit » est plus pauvre parce qu&rsquo;il n&rsquo;englobe pas la variété des finalités humaines supérieures qu&#8217;embrassaient les philosophes classiques, mais il est aussi plus démocratique, plus universel et plus facile à saisir, depuis les révolutions d&rsquo;Amérique et de France, les grandes batailles sur les droits témoignent de l&rsquo;importance politique de ce concept le mot « droit » implique un jugement moral.</p>
<p>La poursuite unique de l&rsquo;intérêt politique supérieur d&rsquo;un Etat annihilerait toute idée de justice et de droit, tous les autres principes juridiques et constitutionnels deviennent secondaires. D&rsquo;autres considérations entrent en jeu, conditionnées par le poids des États dans les relations internationales&#8230;</p>
<p>Le discours droits-de-l&rsquo;hommiste n&rsquo;a pas cessé de maintenir la grande confusion créée par la profusion des droits et les intérêts, et étant donné cette monumentale confusion un auteur James Watson a même proposé de parler simplement de « besoins » et « d&rsquo;intérêts »humains au lieu de conserver à l&rsquo;internationale cette fumisterie appelée « droits »&#8230;</p>
<p>Plus que les autres peuples les Américains tendent à confondre « droits » et « intérêts » en transformant chaque désir individuel en un droit non limité par les intérêts de la communauté. Ce qui accroît la rigidité du discours politique et transforme les États dans leurs rapports avec les États Unis en des coquilles affidées, battant en brèche et vidant tous leurs engagements légaux internationaux avec les autres États, finissant par exécuter des diktats illégitimes&#8230;</p>
<p>Quoique j&rsquo;estime personnellement que les dernières positions américaines &#8211; qui n&rsquo;étaient pas irréprochables sur le plan des droits de l&rsquo;homme, voire les violaient ouvertement- n&rsquo;ont aucun sous-bassement intellectuel, on peut leur trouver une certaine explication dans les écrits de Watson qui défend une approche utilitariste et conseille d&rsquo;essayer simplement de satisfaire les besoins et les intérêts humains sans référence au droit, mais cela rejoint le problème typique de l&rsquo;utilitarisme ; la question des priorités et de la justice lorsque les besoins et les intérêts sont en conflit &#8230;</p>
<p>Dans ce sens, Francis Fukuyama dans « La fin de l&rsquo;homme » donne cet exemple frappant :<br />
« un puissant et important dirigeant de communauté a besoin de se faire greffer un nouveau foie en raison d&rsquo;un grave problème d&rsquo;alcoolisme, je suis pour ma modeste part, un indigent malade en phase terminale, dans un hôpital public, mais avec un foie sain. Un simple calcul utilitariste cherchant à maximiser la satisfaction des besoins humains dicterait ici que je sois aussitôt privé de ce qui me reste de vie afin que mon foie soit transplanté pour sauver l&rsquo;important dirigeant menacé &#8211; qui se remettra, du reste à boire- et tous les gens qui dépendent de lui. mais aucune société libérale ne le permet pour l&rsquo;instant. »</p>
<p>L&rsquo;avocat qui n&rsquo;arrive pas à rétablir la justice et lutter contre l&rsquo;arbitraire, parce qu&rsquo;on lui a opposé la raison d&rsquo;Etat a un cas de conscience. Car même s&rsquo;il comprend que la justice cesse de fonctionner momentanément à l&rsquo;invocation de la raison d&rsquo;Etat, il est rongé par les remords d&rsquo;être complice involontaire de cette machine qui broie inexorablement toutes les valeurs universelles auxquelles il croit.</p>
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		<title>Le Maroc Africain</title>
		<link>https://www.laamrani.com/le-maroc-africain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelatif Laamrani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Apr 2017 12:24:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon intime conviction]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Maroc Africain “Il est beau, le jour où l’on rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau, le jour où l’on porte son cœur vers le foyer aimé ! L’Afrique est Mon Continent, et Ma maison. Je rentre enfin chez Moi, et vous retrouve avec Bonheur. Vous M’avez tous manqués(&#8230;) »....]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Maroc Africain</p>
<p>“Il est beau, le jour où l’on rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau, le jour où l’on porte son cœur vers le foyer aimé ! L’Afrique est Mon Continent, et Ma maison. Je rentre enfin chez Moi, et vous retrouve avec Bonheur. Vous M’avez tous manqués(&#8230;) ». C&rsquo;est en ces mots émouvants qu&rsquo;avait exprimé Sa Majesté le Roi sa ferme décision de réintégrer enfin l&rsquo;Union Africaine, le mardi 31 janvier 2016 lors du 28ème sommet de l’Union Africaine tenu dans la capitale éthiopienne.</p>
<p>En effet, le Royaume avait quitté l&rsquo;OUA en 1984 (dont feu Sa Majesté Mohamed V était le père fondateur en 1963) pour protester contre l&rsquo;adhésion illégale de l&rsquo;association de mercenaires dite RASD à cette organisation. Aujourd&rsquo;hui, après les efforts inlassables de la diplomatie royale, le Maroc reprend la place naturelle qui est la sienne de leader et de bâtisseur parmi ses frères africains. « Une famille que nous n&rsquo;avions pas véritablement quittée » comme l&rsquo;avait souligné par ailleurs le Souverain. Mieux, le Royaume a scellé depuis l&rsquo;an 2000 pas moins de 949 accords avec les pays africains visités par S.M le Roi lors de ses 46 visites, dans les secteurs public et/ou privés les plus variés.</p>
<p>What next ? Maintenant que le Maroc est officiellement membre de l’Union africaine, il est mieux armé pour défendre ses intérêts stratégiques et notamment la question de son intégrité territoriale, en obtenant le maximum de soutiens au Plan d’autonomie présenté en 2007 à l’Organisation des Nations unies. Ce plan accorde une large autonomie aux provinces marocaines du Sud sous souveraineté marocaine. Le second objectif est la suspension ou l’exclusion de la Rasd de l’Union africaine. Afin d&rsquo;y parvenir le Maroc devra obtenir le soutien des 2/3 des membres de l’Union africaine afin d’apporter une modification aux statuts.</p>
<p>Grâce à cette Persée royale historique, Le Maroc, qui se réapproprie son espace stratégique, grâce à son retour à l’Union africaine donnera une impulsion concrètes à ses intérêts économiques, en favorisant les rapports excellents déjà existants et en les élargissant à d’autres pays africains anglophones.</p>
<p>En outre, l’intérêt que représente l’adhésion du Maroc à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui avec un PIB de près de 680 milliards de dollars est la 20ème puissance économique du monde ne laisse pas de doute. Le Royaume en intégrant la CEDEAO s’ouvre non seulement à un marché de plus de 750 millions d’habitants mais pourra également faire bénéficier les pays membres de ses différentes expertises, dans le domaine de l’investissement, des énergies renouvelables, de l&rsquo;agriculture et le green-business, des mines, des services financiers, des télécommunications, etc.</p>
<p>Autrefois, carrefour de civilisations, aujourd&rsquo;hui, par la volonté éclairée d&rsquo;un Roi visionnaire, le Maroc est plus que jamais, la passerelle du co-développement économique intégré de tout le continent Africain. La locomotive royale, gagnerait à être accompagnée par l&rsquo;expertise juridique nationale en matière d&rsquo;investissement multi-sectoriel, de partenariats publics-privés et de connaissance approfondie du droit des conventions et des transactions transfrontalières, évitant à la fois les écueils des profanes et réalisant la structuration de marchés régionaux dans les divers secteurs économiques en visant la création d&rsquo;un marché commun pour favoriser à terme l&rsquo;harmonisation des législations africaines.</p>
<p>Toutes les forces vives citoyennes, toute l&rsquo;élite pensante, ainsi que toute l&rsquo;expertise dont dispose le Maroc doivent être mises à contribution pour la réussite de la vision royale. Les juristes nationaux qui offrent déjà leurs service en faveur de l&rsquo;expansion à l’étranger des entreprises qu&rsquo;ils servent, notamment en coordonnant le travail des conseillers juridiques locaux et en négociant directement l’ensemble de la documentation requise pour une transaction donnée, doivent désormais se focaliser sur ce chantier décisif et méritoire et citoyen.</p>
<p>Car grâce à la sollicitude royale, l&rsquo;Afrique, le continent le plus riche, le continent le plus vivant restera immortel, comme le souligne Léopold Sédar Senghor dans son épitaphe poétique pleurant les victimes de Thiaroye: « Non vous n&rsquo;êtes pas morts gratuits, vous êtes les témoins de l&rsquo;Afrique immortelle. Vous êtes les témoins du monde nouveau qui sera demain ».</p>
<p>Me Abdelatif Laamrani<br />
A Casablanca, le 1er avril 2017</p>
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		<title>Hommes &#038; Femmes ou Femmes &#038; Hommes ?</title>
		<link>https://www.laamrani.com/hommes-femmes-ou-femmes-hommes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A.L]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2015 19:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon intime conviction]]></category>
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					<description><![CDATA[Une jeune consoeur de Rabat m&#8217;invite à déjeuner à Casablanca, me laissant le choix du restaurant, je l&#8217;ai conduite vers un Italien dont la patronne n&#8217;acceptera pas qu&#8217;un autre que moi paie. Je lui conseille une Lasagne de saumon sans cuisson au parmesan, ma préférée. Après une Panna Cotta au café, je lui explique que...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une jeune consoeur de Rabat m&rsquo;invite à déjeuner à Casablanca, me laissant le choix du restaurant, je l&rsquo;ai conduite vers un Italien dont la patronne n&rsquo;acceptera pas qu&rsquo;un autre que moi paie. Je lui conseille une Lasagne de saumon sans cuisson au parmesan, ma préférée. Après une Panna Cotta au café, je lui explique que J&rsquo;ai un grave défaut. J&rsquo;aime défendre. Je n&rsquo;aime pas accuser. Je trouve toujours des excuses à ceux que la société voue aux gémonies. Et du coup j&rsquo;accepte de déf<span class="text_exposed_show">endre les recalés, les exclus et les parias de la société. Paradoxe : je suis avocat d&rsquo;affaires par expérience et avocat emphatique par nécessité sociale. J&rsquo;estime que les seuls vrais plaisirs qu&rsquo;un avocat recherche c&rsquo;est l&rsquo;affection par-delà les barrières sociales.</span></p>
<div class="text_exposed_show">
<p style="text-align: justify;">Pour la première fois je contemple sa jolie frimousse de Fassie, elle m&rsquo;interroge sur mes doutes, malgré mon parcours et mes réalisations. Je lui explique que mes doutes proviennent des vicissitudes inconfortables de ma vie antérieure, et de mes insatisfactions matérielles concomitantes a mes longues années d&rsquo;étude. J&rsquo;ai été profondément affecté par cette période de ma vie. Mon humilité malgré mes victoires successives vient de là. Je sais que l&rsquo;on peut évoluer significativement, mais que l&rsquo;on ne peut transmuter en quittant sa peau. On peut côtoyer les princes, conseiller les rois et avoir les bonnes manières, mais on garde toujours au fond de soi une sorte de vulnérabilité héritée de ses jeunes années et de la passion inassouvie.</p>
<p style="text-align: justify;">Après un passage au Cabinet, où je signe quelques lettres, des requêtes et donne des consignes à un huissier, un vieil ami, assureur de son état m&rsquo;invite à le rejoindre dans une taverne, dans laquelle je n&rsquo;avais pas mis les pieds depuis une quinzaine d&rsquo;années. Je le retrouve avec plaisir. Redoutant à peine mon féminisme, mais comptant sur ma solidarité masculine, il partage avec moi sa dernière théorie sur les femmes, selon lui, il serait plus raisonnable d&rsquo;arrêter de chercher des femmes en vue d&rsquo;en faire une compagne, car une fois financièrement aisé, se sont elles qui seraient attirées par vos conditions et votre exubérance. L&rsquo;appât de la réussite et le confort seraient tellement irrésistibles pour la femme en général, qu&rsquo;aucun effort n&rsquo;a besoin d&rsquo;être déployé pour l&rsquo;attirer. Toujours selon lui, génétiquement, l&rsquo;homme est programmé pour courir plusieurs femmes, la femme, elle se contente d&rsquo;un seul, elle voit plus loin elle a l&rsquo;intelligence émotionnelle de la maternité, elle veut fonder un foyer et avoir des enfants&#8230;sans répondre, je pense à la justice française qui a reconnu aujourd&rsquo;hui le sexe neutre, en argumentant : « le sexe attribué à la naissance était une pure fiction » ! Je me demandais alors si toute cette guerre sempiternelle entre les deux sexes n&rsquo;était pas que simple fiction.</p>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Il n&#8217;y a de nudité que celle de l&#8217;esprit.</title>
		<link>https://www.laamrani.com/il-ny-a-de-nudite-que-celle-de-lesprit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A.L]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2015 22:42:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mon intime conviction]]></category>
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					<description><![CDATA[De nature, je ne supporte pas les lynchages, les acharnements de la foule contre un homme seul, des femmes amoindries, une minorité faible, ou des hommes armés achevant un blessé, j&#8217;éprouve le besoin non seulement de les défendre, mais de crier ma rage. Dans ces situations, personne ne s&#8217;étonnera que je ne supporte pas non...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">De nature, je ne supporte pas les lynchages, les acharnements de la foule contre un homme seul, des femmes amoindries, une minorité faible, ou des hommes armés achevant un blessé, j&rsquo;éprouve le besoin non seulement de les défendre, mais de crier ma rage. Dans ces situations, personne ne s&rsquo;étonnera que je ne supporte pas non plus la leçon de morale qu&rsquo;un procureur prodigue avec véhémence et mépris, à de jeunes pauvresses accusées de dépravation morale, à cause de leurs jupes, et qui, de surcroît, ne peuvent lui répondre.</p>
<p style="text-align: justify;">Toute la presse relate ces derniers jours l&rsquo;arrestation de deux jeunes femmes à Inzegane, leur crime : avoir décidé de faire leurs courses en robes courtes ! Au début je pensais à une plaisanterie, mais j&rsquo;ai eu la confirmation qu&rsquo;en effet ayant été encerclées par une foule de d&rsquo;enfiévrés, elles ont été conduites au commissariat de police. Présentées au procureur du Roi, celui-ci décide de les poursuivre pour outrage publique à la pudeur (infraction punie par l&rsquo;article 483 du code pénal).</p>
<p style="text-align: justify;">Ce fait divers me choque littéralement à plusieurs titres, comment peut-on, non seulement tolérer mais cautionner l&rsquo;agression publique de jeunes femmes, et, pire encore engager des poursuites pénales contre elles pour leur choix vestimentaire. On me dira que le procureur n&rsquo;a fait qu&rsquo;appliquer la loi, (ce qui est vrai puisque cette infraction héritée du code Napoléon, qui n&rsquo;existe plus en droit français depuis 1994, persiste chez nous pour protéger je ne sais quels mœurs au nom de je ne sais quelle morale&#8230;), mais n&rsquo;a-t-il pas d&rsquo;autres formes de criminalités à combattre que d&rsquo;apprendre aux petites gens comment s&rsquo;habiller avec l&rsquo;argent du contribuable ? Puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit bien de cela, on imposera toujours la morale moyenâgeuse aux filles des miséreux, les filles des nantis, elles, en petite tenue, se verront même protéger leurs Fiestas à la Playa par les forces de l&rsquo;ordre&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;aimerais un jour que nos juges soient formés à la tolérance, à l&rsquo;ouverture d&rsquo;esprit, et surtout qu&rsquo;il voyagent, qu&rsquo;on leur fassent faire des stages prolongés dans les pays respectueux des droits humains, pour s&rsquo;ouvrir sur d&rsquo;autres cultures et ne pas juger en fonction d&rsquo;une seule idéologie unique et inique, ni se contenter d&rsquo;un seul référentiel périmé. Car comme le dit Théodore Aggripa d&rsquo;Aubigné, que je cite de mémoire  » le vice n&rsquo;a point pour mère la science, et la vertu n&rsquo;est pas fille de l&rsquo;ignorance ».</p>
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